Voici le premier texte que j’avais écrit pour Twitter.
Le Dernier Rêve
Il était une fois un rêve.
Pas un grand rêve non, pas un rêve de grandeur ou de richesse mais un rêve de matin ensoleillé, un rêve de douceur sous la couette.
Mais ce rêve était bien seul car aucun humain ne voulait de lui. Ils le jugeaient trop ordinaire, trop simple.
Les humains ne rêvaient donc plus que de grandeur et de richesse. Autant le dire, les humains ne savaient plus rêver.
Les rêves devaient servir à s’évader, à grandir. Mais les rêves des hommes les aliénaient à la réalité.
Le monde des rêves se vidaient peu à peu et la réalité se peuplaient de rêves éveillés. Les nuits des hommes ressemblaient à leurs jours.
Notre rêve se retrouva donc seul dans un pays déserté. Mais il gardait espoir. Bientôt il trouverait celui qui voudrait bien de lui.
Sur terre, un homme avait déjà tout ce dont les autres rêvaient. Ses nuits étaient donc désertes. Mais il ne savait pas de quoi rêver.
Puisqu’il avait tout, comment pouvait-il avoir envie de quelque chose ? Il ne comprenait pas.
Lors d’une nouvelle nuit sans rêve, il se perdit dans le désert du pays des rêves. L’homme était attiré par une petite lueur douce.
Cette lueur avait la couleur de l’enfance, la voix d’une berceuse. C’était le rêve solitaire qui espérait attirer à lui un enfant.
Surpris de se trouver devant un adulte, il essaya de s’enfuir de peur de devenir l’un de ces rêves sans saveur.
Mais l’homme ne le laissa pas partir, il le captura d’un sourire. Le rêve devint le sien.
Ce dernier pensa que le pays des rêves se repeuplerait. Il avait tort car l’homme le garda égoïstement pour lui.
C’est ainsi que périt le dernier rêve véritable. Le pays des rêves a disparu. Ne reste plus que les rêves sans saveur des humains.
Ceinwynn


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